Le Sénégal est l'un des pays les plus industrialisés d'Afrique. De nombreuses multinationales prestigieuses y sont implantées et on y fabrique de tout !
Valdafrique fabrique les fameuses pastilles Valda, Colgate-Palmoliveproduit plusieurs marques de dentifrice, de savon et de lessive. Toutes les grandes marques automobiles y ont un ou plusieurs concessionnaires.Hollywood y a une usine de chewing-gums. Nestlé y fabrique son café, son chocolat ou son lait concentré. Rhône-Poulenc y produit de nombreux médicaments.
The Coca-Cola Company emploie plusieurs centaines de personnes pour ses boissons (via l'usine de la SOBOA) : Coca Cola, Fanta, Sprite, Schweppes, etc... Sont exportés dans plusieurs pays d'Afrique. Certaines marques de cigarettes sont fabriquées sur place : Marlboro, Craven A, Peter Stuyvesant,.... et des marques sénégalaises telles que Excellence ont beaucoup de succès.
Les phosphates de Thiès font du Sénégal un des premiers exportateurs de cette matière première malgré les difficultés financières des ICS. Les bouillons-cubes de Maggi sont achetés par toutes les ménagères et sont un ingrédient essentiel. Total, Shell et Mobil se partagent les innombrables stations services flambantes-neuves du pays.
D'autres multinationales toutes aussi connues permettent aux Sénégalais d'avoir des produits de qualité à un prix bien inférieur aux produits importés. Des sociétés nationales et privées montrent à quel point l'investissement a été important ces dernières années :Â
Piles, matelas, batteries, cahiers, stylos, allumettes, agro-alimentaire (yaourts, biscuits, conserves etc...), meubles, huile, produits d'entretien (lessives, cire, acides, ...), plasturgie (sacs, jouets, récipients...), textile (récolte et filage de fibres telles que le coton, usines textiles, prêt à porter, rideaux ...), vitreries, imprimeries, raffineries, métallurgie, cimenteries, industrie sucrière (à Richard Toll près des cultures de canne à sucre), produits pharmaceutiques (deux usines en plus de Rhône Poulenc permettent aux Sénégalais d'avoir des médicament de haute qualité à un prix dérisoire), les Grands moulins de Dakarqui font des farines de blé (importé évidemment) et de maïs et les industries du bâtiment et de travaux publiques qui font depuis plusieurs années un énorme travail de construction.
C'est dans la presqu'île du Cap Vert que sont implantées la plupart de ces entreprises :Â
86% des industries y sont concentrées. Néanmoins, quelques exemples de délocalisations réussies sont encourageants : usine de pile à Thiès, usines de traitement du coton à Vélingara ou Kédougou, raffineries d'huile à Kaolack ou Ziguinchor, usine de traitement du sucre à Richard Toll, etc.
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L’agriculture a enregistré une hausse de 12,2 % en 2005, grâce à une bonne campagne agricole. Mais dans l’ensemble, son taux de croissance est incertain par la production agricole, dominée par l’arachide et les céréales (mil), {mosimage}se heurte aux contraintes liées aux aléas climatiques et aux restructurations des circuits de distribution. Et si elle continue à occuper la majorité de la population active sénégalaise, sa désaffection est constante, même si aujourd’hui, des efforts encore timides sont faits sur les cultures maraîchères d’exportation. La pêche, essentiellement artisanale, connaît également une baisse de ses rendements depuis plusieurs années en raison d’une diminution de la ressource halieutique.
Le secteur secondaire (21,7 % du PIB)
Les tensions inflationnistes du marché pétrolier ont été défavorables au secteur secondaire. Sa croissance est estimée à 4,2 % en 2005 contre 6,2 % en 2004. L’extraction des ressources naturelles constitue le pan le plus important du secteur secondaire, avec notamment des phosphates : 1,5 millions de tonnes de phosphates sont produites et transformées chaque année. {mosimage}
L’industrie agroalimentaire représente une part importante du tissu industriel en terme de chiffre d’affaire. Avec ses huileries, les unités de décorticage des arachides et du riz, sucreries, conserveries industrielles, usines de transformation des produits de la mer et brasserie, elle se taille une part importante. De nombreux produits de consommation sont également produits sur place tels que les emballages, les parfums et les cosmétiques. Dans le domaine de la construction, les investissements de la diaspora soutiennent l’activité du BTP et la production de ciment (plus de 2 millions de tonnes par an).
Le secteur tertiaire (63,6 % du PIB)
{mosimage}Depuis plus d’une dizaine d’années, le secteur connaît une véritable embellie. Il enregistre une hausse de 5,5 % en 2005, grâce aux télécommunications. Les très bonnes infrastructures ont engendré de nombreux investissements dans les télés services (centre d’appel) et l’Internet. En matière de tourisme, le Sénégal est entré dans le peloton de tête des pays africains recevant des milliers de touristes. Près de 700 000 pour l’année 2006, d’après les chiffres du gouvernement. Malgré son potentiel, le secteur connaît quelques difficultés.
Le Tourisme
Le tourisme de masse a véritablement débuté avec l'installation du Club Med au Cap Skirring.{mosimage} Il s'agissait auparavant de quelques curieux découvrant une Afrique nouvellement indépendante. Depuis, le Sénégal est entré dans le peloton de tête des pays africains recevant des touristes après l'Egypte, le Maroc et le Kenya.
Le nombre d'hôtels et de groupes hôteliers internationaux a explosé en vingt ans. Mais un tourisme parallèle a montré un essor non moins important. Un tourisme s'adressant principalement à des jeunes en quête d'authenticité, mais aussi de sport, de tranquillité et de culture. Les fameux Campements Ruraux Intégrés en Casamance ou les campements touristiques, qui sont de véritables gîtes, s'adressent à eux. Des «villages» entiers se sont créés autour du tourisme. C'est le cas de Cap Skirring, de Nianing ou de Saly.
La plaque tournante et le centre économique qu'est Dakar apporte aussi une grande quantité de touristes d'affaire occidentaux et africains. En outre, de nombreux Français vivent au Sénégal et on voit chaque été arriver des membres leur famille. Enfin, les Sénégalais expatriés ou étudiant à l'étranger, si leurs revenus le permettent, retournent en vacances au pays aussi souvent que possible.
Aujourd'hui le tourisme constitue la deuxième ressource du pays après la pêche avec 112 milliards de CFA de recettes en 2003 et 98 milliards de CFA en 2002. Cependant, depuis 2001, le nombre de touristes ne cesse de baisser ou de stagner. La situation globale du secteur est devenue en effet alarmante : un grand nombre d'hôtels ou auberges sont en vente et plusieurs ont arrêté leur exploitation en attendant une éventuelle embellie. L'ensemble de la fréquentation hôtelière a chuté de manière vertigineuse du fait de l'incompétence notoirement connue d'un ministre du tourisme attristant. Chaque décision prise ces trois dernières années a été un nouveau coup porté au secteur.
{mosimage}Le Sénégal n'est plus le pays que l'on recommandait jadis. Prix des billets d'avion plombé par des taxes iniques (plus de 160€ de taxes, un record mondial), heures de route interminables pour sortir de Dakar, insécurité urbaine en hausse constante, insécurité économique ravageuse, décisions arbitraires et inopinées d'un ministère aveugle, promotion du tourisme effectuée par des trous du cul sortis d'on ne sait où : le résultat est éloquent. La perte d'emploi touristique au Sénégal entre 2001 et 2007 serait de plus de 40%... Des villes touristiques comme Foundiougne dans le Saloum végètent désormais en raison de routes qui semblent avoir subi des bombardements massifs et Saint-Louis, classée patrimoine mondial de l'Humanité vit dans le marasme touristique.
Aujourd'hui, un grand nombre de touristes préfèrent s'orienter vers des destinations comme le Bénin : les billets d'avion y sont moins chers, le pays est plus propre, les plages plus belles, les hôtels moins chers, la gastronomie plus riche et le patrimoine historique, culturel et architectural plus intéressant... Les potentialités du Sénégal demeurent cependant importantes et un plan de redressement du tourisme mené par des personnes compétentes peut redorer ce secteur primordial pour l'économie sénégalaise.
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Les Richesses Naturelles
Le Sénégal est malheureusement plutôt pauvre dans ce domaine. La principale ressource vient des phosphates dont il est le dixième producteur mondial avec 1800000 tonnes/an (phosphate de calcium à Taïba et phosphate d'aluminium près de Thiès). L'essentiel de la production est racheté par un producteur indien de phosphate désirant contrôler le cours des marchés.
Les difficultés financières des Industries Chimiques Sénégalaises (les ICS) exploitant cette ressource mettent en péril tout le secteur. Les prospections ont montré la présence d'or au Sénégal oriental mais pour le moment pas grand-chose n'est exploité.
Seuls quelques orpailleurs cherchent le précieux métal jaune dans la rivière Falémé. Un peu de marbre (carrière d'Abel, près de Kédougou produisant un beau marbre vert) et de fer apportent également quelques richesses. Un gisement de pétrole off-shore a été décelé au large de la frontière Sénégalo-bissau-guinéenne. Un jugement devant la commission de l'ONU en a attribué une grosse partie au Sénégal très récemment. Mais la qualité de ce pétrole étant mauvaise, les perspectives d'extraction sont pour le moment assez flou et aucun investisseur n'est sur le coup.
L’or du secteur Sabodala
la découverte des premiers indices remonte aux travaux de Gravensteijn (1962) relayés par le PNUD (1963 – 1964) L’étude détaillée sera entreprise par la mission Sénégalo soviétique (1971/73) puis complétée par le BRGM (1975/83, 1991/92) Ces travaux ont abouti à la mise en évidence d’un gisement d’or dit Projet de Sabodala. Les réserves exploitables sont estimées à environ 30 tonnes d’or. Dans les environs de ce gisement principal plusieurs anomalies d’or ont été inventoriées dont les plus importantes sont :
• Sabodala – village : 2 km au Sud, dans une structure similaire à celle d’un gisement principal ;Â
• Kérékounda, petit gîte situé à 3, 5 km au sud Est de Sabodala. Hormis ces gisements, d’autres zones aurifères ont été mises en évidence dans le secteur :Â
• Goulouma, à 5 Km au Sud Est ou des tranchées recoupant des filons de quartz ont donné des résultats probants pouvant justifier la poursuite des recherches sur un objectif de 16 T dans un minerai oxydé.
• Kobokoto, à 7 km au sud de Sabodala, où la minéralisation portée par des structures filonienne, se poursuit en profondeur avec un potentiel supposé de 330 kg d’or métal.
L’OR ALLUVIONNAIRE DES ZONES OUEST ET EST DE SARAYA
Ce sujet a été étudié principalement par les missions PNUD (1965/68) et Sénégalo – soviétique (1971/73). Les travaux ont été concentrés sur les terrasses alluvionnaires de la rivière Falémé et ses confluents, dans les Zones Ouest et Est Saraya. Dans l’ensemble, les résultats sont faibles dans une optique minière car ils montrent de fortes teneurs en or pouvant atteindre quelques g/m3 surtout concentrées dans les graviers en base de profil, mais en général noyées dans la zone de Bountou
– Massala et sur ses confluents (le Kassaguérie, le Coling et le Samé) tous situés au Nord de la zone Daloto
– Moura.
LES PIERRES ORNEMENTALES
Plusieurs variétés de pierres de taille de haute valeur ont été identifiées au Sénégal. Il s'agit de marbres, de serpentinites et de roche cristalline dont la valorisation comme matériau de revêtement de sols, de murs et façades, présente un grand intérêt esthétique et économique.
LES MARBRES
Les marbres forment d’important gisement dans la région d’Ilimalo, à proximité de la Falémé et dans la région de Kédougou. Les gisements les mieux connus sont : les marbres de Sanigourou, Tiokoye et Wlidiala qui se présentent en bancs bien nets de 100 à 200 mètres et à aspect ruban A l’Ouest de Kédougou dans le triangle Bandafassi
– Ibel, les marbre sont d’excellente qualité et présentent de bonnes caractéristiques mécaniques. Les réserves sont estimées à plusieurs millions de mètres cubes.
LES SERPENTINITES
Elles apparaissent dans les formations panafricaines situées au Sud – Ouest de Bakel dans environs de Diabal et Gabon à 40 km de Kidira sur la piste Kidira-Bakel. Elles sont principalement constituées de serpentinites provenant de la déstabilisation d’anciens ferro – magnésiens. De couleur verte à brunâtre et traversées le plus souvent de filonnets de calcite, elles sont très largement utilisées comme pierres ornementales dans certains pays. Les réserves sont très importantes.
LES ROCHES CRISTALLINES
Les formations anciennes du Sénégal oriental renferment de nombreuses variétés dont les plus représentatives sont : les granites et les épisyènites.
FER (MIFERSO)
Le gisement de fer de la Falémé est l’un des plus grands du paléo – protérozoïque du Craton Ouest africain. Il est composé de plusieurs amas qui lorsqu’ils affleurent, sont constitués d’un minerai altéré enrichi en marmiteÂ
et hydroxyde de fer. Les réserves des trois principaux corps minéralisés Kérakéné et Kouroudiako sont estimées à 350 000 000 de tonnes d’une teneur moyenne de 63%.
Toutefois, la présence de nombreux autres amas permet d’affirmer que les réserves sont très largement supérieures au tonnage déjà certifié nécessaire à l’établissement de l’étude de faisabilité. Ces réserves supplémentaires de minerai s’élèvent à près de 350 millions de tonnes de magnétite et 100 millions de tonnes d’hématite. Pour la valorisation de cet important potentiel, le Sénégal a créé la Société des Mines de Fer du Sénégal Oriental (MIFERSO). Elle est chargée du développement des gisements de fer de la Falémé situés à l’extrême zone sud – Est du Sénégal et compte quatre actionnaires dont l’État du Sénégal qui détient 28%.
LE PROJET MINIER
L’exploitation minière se propose de produire 12 millions de tonnes par an de minerai marchand de très haute qualité répartis en minerai en morceaux (lump ore) 50% de la production et en minerai fin (Sinter) 50%. Le Gouvernement Sénégalais et les Actionnaires privés de MIFERSO ont fait réaliser le dossier bancal pour permettre une présentation plus exacte du projet. Ce document technico–économique a permis d’entreprendre des actions pour l’identification de partenaire technique et financier intéressés :
• à une prise de participation à l’augmentation du capital qui sera ouvert ;Â
• au financement ou à la participation au financement d’une ou de plusieurs composantes du projet ;
• à l’achat de minerai dans le cadre de contrats à long terme en remboursement des emprunts ;Â
• valeur actuelle nette à 12% : 113,2 millions dollars US ;
• taux de rentabilité interne : 16,9% ;