Les rufisquois sont étonnés de constater que leurs maires, aussitôt après leur élection, se rendent directement à la Sococim pour présenter des lettres de créance au directeur général de l’usine. Ndiawar Touré le maire sortant de la ville, en son temps, n’avait pas failli à ce qui était devenu une forfaiture. Il s’était fait accompagner de son adjoint Khalifa Gassama pour faire acte d’allégeance. Tout comme Albé Ndoye, maire de la commune d’arrondissement de Rufisque Est qui avait rencontré les autorités de l’usine avec à ses côtés son secrétaire municipal. Aujourd’hui encore, il est malheureux de constater que Badara Mamaya Sène, dès son élection était pressé de prendre le chemin de la cimenterie. Il avait notamment dans ses bagages, monsieur Ousmane Samb, son premier adjoint. Comme tout le monde le sait, il est même allé plus loin en tissant une complicité avec la direction générale. A ce titre, il a fait déloger la Sonatel de l’enseigne publicitaire du Rond Point Bata au profit de Sococim pour le vil prix de 20 millions de francs Cfa par an afin qu’elle y érige une stèle, alors que le site aurait pu coûter près de 100 millions. La même chose risque de se passer avec le Rond Point « Diouty ba » (sis à l’entrée de Rufisque), où des transactions seraient très poussées entre la mairie de Rufisque et les responsables de la cimenterie qui envisagent d’y ériger une autre stèle. Si bien que, Rufisque serait une propriété de Sococim-industries avec l’aide de maires à leur solde. Aujourd’hui encore, l’usine envisage de faire main basse sur la bande de terre située après l’ex usine Bata qui accueille depuis plusieurs décennies, des centaines de femmes transformatrices de poisson.
Les rufisquois sont étonnés de constater que leurs maires, aussitôt après leur élection, se rendent directement à la Sococim pour présenter des lettres de créance au directeur général de l’usine. Ndiawar Touré le maire sortant de la ville, en son temps, n’avait pas failli à ce qui était devenu une forfaiture. Il s’était fait accompagner de son adjoint Khalifa Gassama pour faire acte d’allégeance. Tout comme Albé Ndoye, maire de la commune d’arrondissement de Rufisque Est qui avait rencontré les autorités de l’usine avec à ses côtés son secrétaire municipal. Aujourd’hui encore, il est malheureux de constater que Badara Mamaya Sène, dès son élection était pressé de prendre le chemin de la cimenterie. Il avait notamment dans ses bagages, monsieur Ousmane Samb, son premier adjoint. Comme tout le monde le sait, il est même allé plus loin en tissant une complicité avec la direction générale. A ce titre, il a fait déloger la Sonatel de l’enseigne publicitaire du Rond Point Bata au profit de Sococim pour le vil prix de 20 millions de francs Cfa par an afin qu’elle y érige une stèle, alors que le site aurait pu coûter près de 100 millions. La même chose risque de se passer avec le Rond Point « Diouty ba » (sis à l’entrée de Rufisque), où des transactions seraient très poussées entre la mairie de Rufisque et les responsables de la cimenterie qui envisagent d’y ériger une autre stèle. Si bien que, Rufisque serait une propriété de Sococim-industries avec l’aide de maires à leur solde. Aujourd’hui encore, l’usine envisage de faire main basse sur la bande de terre située après l’ex usine Bata qui accueille depuis plusieurs décennies, des centaines de femmes transformatrices de poisson.
A cela s’ajoute l’affaire des maraîchers des terres de Lendeng dont l’aboutissement à vu l’expropriation de deux milles cultivateurs qui occupaient ce site voisin de l’usine depuis 1940 avec même des actes administratifs en leur possession, à cause de la complicité de fonctionnaires véreux. Pour faciliter la tâche à la Sococim, le préfet sortant prétendait que la direction avait bénéficié d’un décret lui donnant tous les droits. Jusqu’à ce jour, certains de ces maraîchers baignent dans l’oisiveté et dans la pauvreté faute de travail.Â
Il faut dire que nos élus ainsi que certains fonctionnaires de l’Etat ont failli à leur mission de défense des intérêts des populations face au géant Sococim-industries. C’est pourquoi, la convention des cadres de Rufisque, à parler d’une allégeance des édiles de la vieille ville au directeur général au grand dam des populations. Car, le plus navrant et le plus déconcertant, et le fait que les représentants des populations ne sont jamais sortis de l’usine avec en main.Â
Les seules réalisations de SOCOCIM se résument en de simples réfections. Ainsi, nous pouvons notamment citer la restauration du mur de clôture de l’hôpital Youssou Mbargane Diop pour un montant de 5 millions de francs, la réfection de l’école Municipale pour le même montant. Pendant ce temps, le stade Ngalandou Diouf attend d’être réfectionné tout comme l’hôpital de Rufisque très délabré et frappé d’un déficit de matériel ; les différents cimetières de la ville manquent de protection faute de murs ; la grande mosquée de Keury Souf, classée monument historique mondiale, voit ses différents pans s’effondrer sous le poids de l’âge. Nous n’oublions pas le CDEPS incapable aujourd’hui d’accueillir le public, parce qu’étant sous la menace d’un effondrement ainsi que la route de Colobane appelée route Babacar Ndiaye, la plus vilaine route du pays. Ce tronçon a été détruit depuis belle lurette par les camions gros porteurs de la Sococim. Elle cause aujourd’hui beaucoup de torts aux populations de Colobane avec son lot de maladies qu’elle inocule du fait de la poussière. Jusqu’à présent, l’usine n’y a injecté aucun sou. Cela démontre encore une fois que la Sococim est pire que l’épidémie de peste qui avait frappé la ville de Rufisque en 1944 avec son lot de 20.000 morts. Qu’on le dise ou non, la cimenterie fait beaucoup plus de victimes qu’on ne l’imagine.Â
Cette situation de torts causés à la population pousse l’usine à faire en sorte que ses différentes transactions avec nos différentes collectivités soient marquées du sceau de l’illégalité. Au lieu d’impliquer les populations, elle traite en sourdine avec les édiles afin que ces derniers facilitent certaines opérations nébuleuses. C’est, en effet, le cas qui semble se passer avec l’actuel maire de la commune d’arrondissement de la commune de Rufisque Est Monsieur Albé Ndoye qui recevrait de la cimenterie une enveloppe annuelle de 20 millions de francs. Il paraitrait que cet argent irait directement dans un compte autre que celui du trésor public, alors cette manne financière devrait être budgétisée pour revenir aux populations. Mieux, il devrait informer le conseil municipal de l’existence de cet argent et aussi aviser s’il y a un protocole entre la commune et la Sococim. Nous nous demandons encore pourquoi cet argent ne passerait pas par le circuit normal ? Par ces motifs, nous prions tous les conseillers de l’Est de se lever pour exiger un éclaircissement de la part de leur maire et enfin faire une pétition contre ce dernier cette forme de corruption qui ne dit pas son nom.Â
Nous nous demandons : où se trouve la part des populations dans cette complicité entre la cimenterie, nos élus et les fonctionnaires véreux ? Pourquoi nos autorités municipales ne calquent-ils pas leurs actions sur celles de ces grands hommes qui jadis, présidaient aux destinées de Rufisque ? Nous voulons nommer feu Alioune Badar Mbengue ancien ministre d’Etat, feu Ousmane Socé Diop ancien maire et ancien ambassadeur du Sénégal aux nations unies, maître Mbaye Jacques Diop ancien maire pendant 14 ans. Leur grandeur a fait qu’ils n’ont jamais mis les pieds à la Sococim pour demander un seul service personnel ou pour y recevoir un seul sac de ciment. Leur sang de patriote a laissé intacte leur dignité.Â
Mais, malheureusement, les actuels dirigeants de Rufisque poussent la Sococim à nourrir un sentiment de mépris à l’endroit des populations. Cela se voit dans le recrutement du personnel cadre comme ouvrier. L’essentiel de ces derniers viennent d’autres localités sauf de Rufisque et de Bargny.Â
Tout le contraire d’Arcelor Mital installé à Sabodala. Cette société minéralière privilégie les fils de la zone et a fait dons de plusieurs infrastructures à la localité d’implantation. Le scénario est le même pour la compagnie sucrière sénégalaise dans la ville de Richard-Toll et les ICS pour ne citer que celles-là .Â
Pour parler encore du mépris de la Sococim vis-à -vis de notre ville, elle a réfectionné la statue érigée en face de l’Assemblée nationale pour un montant de 600 millions de francs. Nous disons que le mérite pour l’usine pollueuse, serait d’injecter cet argent dans la lutte contre l’avancée de la mer et la pauvreté à Rufisque et dans les structures de santé, les personnes atteintes par la pollution et les maladies pulmonaires, ou couvrir les innombrables canaux à ciel ouvert qui défigurent la ville, faisant de Rufisque l’une des villes les plus sales au monde. Mais, l’usine de ciment refuse de jouer son rôle.Â
Si la réfection de cette statue est faite pour tromper le président de la République, maître Abdoulaye Wade, afin qu’il ne trouve pas l’opportunité de délivrer d’autre licences de production de ciment, c’est peine perdue. Maître Wade est un visionnaire et il n’est pas comme Abdou Diouf qui avait été trompé par la famille Crémieux pendant la privatisation de la Sococim en achetant à 10 milliards pour revendre à 100 milliards au Groupe Vicat. Cette même famille a aussi refusé de rendre les 2% de la fondation Pierre Crémieux aux rufisquois.Â
D’ailleurs, il est clair que si la direction générale de Vicat apprenait ce qui se passe, elle aurait chassé l’actuel Dg et tous ceux qui l’entourent du fait de l’injustice qu’ils prennent comme mode de gestion. C’est un secret de polichinelle que la ville de Rufisque n’a pas de chance avec une Sococim dirigée par des gens qui militent contre les intérêts des populations, contrairement aux autres villes tels que l’Egypte et le Kenya.Â
D’un autre côté, nous tenons à remercier madame Ndiaye, la présidente du conseil d’administration. En effet, cette dernière, du temps où elle était ministre du budget, n’a cessé de rendre service à notre ville.Â
N’eut été Madame Aïssatou NIANG NDIAYE, les salaires des 500 employés municipaux ne seraient pas payés. Cela lui a d’ailleurs valu des bisbilles avec le premier ministre de l’époque. Rufisque lui doit beaucoup de respect et de considération. Et c’est elle aujourd’hui qui sauve l’usine d’une césure avec les populations locales en préconisant une politique de bon voisinage avec les populations.Â
Par ailleurs, monsieur Bara Tall, dirigeant d’une des plus prestigieuses sociétés du pays, ne sera jamais vu comme les dirigeants de la Sococim. En effet, ce dernier a fait montre d’une très grande générosité à l’égard des sénégalais en général et des rufisquois en particulier. C’est la raison pour laquelle, lors de sa venue à Rufisque, il a été accueilli en grandes pompes à la salle des fêtes par des populations qui ont répondu massivement en restant sur place de 16 heures à 23 heures en dépit des coupures de courant. Rufisque et Bargny l’ont remercié pour tout ce qu’il a fait pour elle. C’est grâce à lui que beaucoup de mosquées ont reçu des dons de ciment. Nous pouvons citer les grandes mosquées de Diokoul Kher et de Dangou Nord, qui ont eu droit à 15 tonnes chacune. Nous n’oublions pas aussi en passant que les 2/4 des lieux de cultes de Rufisque ont reçu des dons de ciment venant de Bara Tall. Cependant, nous tenons à signaler qu’il faudrait que l’Etat sache que «soul ker douko teree feegn» comme dit l’adage wolof.Â
Pour dire combien le patron de Jean Lefebvre est apprécié à Rufisque,Â
Nous prions afin que monsieur Tall sorte victorieux de tous ses combats pour que ses ennemis ne puissent jamais triompher devant lui et que la Direction générale de SOCOCIM INDUSTRIES revienne à de meilleurs sentiments en mettant fin à la sous-évaluation des redevances dues à la collectivité.
Ousmane François Guèye
Président de la ConventionÂ
Coordonateur du Collectif GénéralÂ
des lébous de souche et bon teint Rufisque