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BESSUB DEE KU DUNDU DOO GORR !

Lundi, 30 Janvier 2012 15:33
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En décidant de valider en dernière instance la candidature d’Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ; nonobstant l’illégalité et l’inconstitutionnalité de celle-ci, les sages (que dis-je), les salauds du Conseil Constitutionnel, viennent de s’essuyer les pieds sur deux siècles et demi de construction démocratique au sens hellénistique du terme.

Diantre ! Qu’a donc fait le Sénégal pour mériter cette progéniture de la pire espèce que sont ces cinq Yao Ndré version Jolof ? Rien, rien de rien ne peut expliquer, encore moins justifier cette forfaiture digne des républiques bananières.

N’eût été la cupidité d’Abdoulaye Wade et de ses valets ; et sa volonté de dévolution monarchique du pouvoir, le Sénégal se serait bien passé de cette publicité qui ternit son image de vitrine démocratique qui faisait son lustre d’antan.

Oui ! Aussi surprenant que cela puisse paraitre, la première démocratie de la sous-région vient de signer son certificat de décès. J’aurai bien voulu ne pas y croire, mais les faits sont têtus et l’évidence s’impose. Dès lors, sommes-nous interpellés sur l’attitude à avoir face à un tel crime. Un choix et un seul s’impose : résister ou abdiquer.

Au vu des immenses sacrifices consentis par les dignes fils du Sénégal (El Hadji Omar Tall, Alboury Ndiaye, Lat Dior Diop, Cheikh Ahmadou Bamba, pour ne citer ceux –là), il serait indigne de notre part de laisser violer notre mère patrie sous nos yeux sans réagir.

Franz Fanon disait à juste titre que : « chaque génération doit, à travers une relative opacité, découvrir sa mission, l’accomplir ou la trahir. » Eh bien, notre mission est aussi claire que l’eau de roche, à nous de l’accomplir à défaut nous la trahissons, et devrons dès lors plaider coupable devant le tribunal de notre histoire démocratique. Pessum lex boroom mokoy fayul bopam !

La riposte doit être à la hauteur de l’agression subie. Elle doit être organisée, coordonnée, et méthodique, sans amateurisme aucune. Nous devons tirer les leçons de nos erreurs de vendredi dernier. La place de l’obélisque devait être une place Tahrir  jusqu’au retrait définitif de Wade de la course. Hélas, le manque de maitrise de soi des jeunes conjugué au manque de vigilance des leaders du M23 ont permis à la police politique de Wade de semer le désordre et d’étouffer dans l’œuf la résistance naissante.

Cette fois-ci, il est question de maitriser nos nerfs face à la provocation et d’écouter religieusement les consignes des leaders du M23, à défaut nous desservirons encore la cause pour laquelle nous nous battons. La résistance devant à la fois être nationale et internationale, nous demandons aux sénégalais de l’extérieur de planifier des actions ciblées, coordonnées et organisées dans les représentations diplomatiques sénégalaises et les institutions internationales.

Enfin, considérons qu’un seul mort de quelque bord que soit est une perte sénégalaise. Qu’un seul bien détruit ou incendié participe à la destruction de notre commun patrimoine. Oui pour une résistance pacifique et civilisée ! Vive la République ! Vive le Sénégal !

PS : QUE CHAQUE SENEGALAIS SE TIENNE PRET POUR L’ASSAUT FINAL DU MARDI 31 JANVIER.

LA PATRIE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS !

Mouvement Notre Sénégal

Mise à jour le Lundi, 30 Janvier 2012 15:50

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