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ERIC SILLA : "Il faut que le président Wade respecte la Constitution"

Mercredi, 13 Juillet 2011 12:40
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ERIC SILLA, CONSEILLER SPÉCIAL DU SOUS-SECRÉTAIRE D'ÉTAT AMÉRICAIN : «Il faut que le président Wade respecte la Constitution»

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, est de plus en plus esseulé par rapport à la situation tendue du pays. Après que la France l'a officiellement lâchée par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, dénonçant la volonté de Me Wade de vouloir par tous les moyens rester au pouvoir, c'est au tour des Etats-Unis de se démarquer des menées du régime libéral. 
Le Conseiller spécial du sous-secrétaire d'État américain Jonnie Carson, en l’occurrence Eric Silla, a déclaré, hier, sur les ondes de Rfi, qu’«il faut que le Président Wade respecte la Constitution». Et de poursuivre : «Sur les émeutes qu’on a vues, il y a quelques semaines, nous avons des inquiétudes». 
Interpellé sur la demande de l’opposition et de la société civile de voir Me Wade renoncer à sa candidature, le Conseiller spécial de Jonnie Carson, de revenir à la charge : «Il faut que le Président respecte la Constitution, et si ça doit aller à la Cour constitutionnelle pour une décision objective et transparente, ça serait mieux». Mais, a-t-il précisé, «dans toutes les démocraties, il y a un contrat social, et sur ce que l’on a vu jusqu’à présent, j’ai l’impression que si le Président pousse trop dans ce domaine, ça va interrompre le contrat social au Sénégal, parce qu’il y a tellement de gens qui sont contre». 
Poignée de main de Karim à Obama : «Un coup de théâtre politique, les vrais problèmes se passent au Sénégal» 
Pour ce qui concerne la sortie musclée d'Alain Juppé contre le chef de l'État, Eric Silla a déclaré : «D’une façon générale, en Afrique la tradition dans certains pays où les chefs d’État restent longtemps au pouvoir, nous pose des inquiétudes». Avant de souligner : «En Afrique, en général, quand les leaders restent au pouvoir pendant des décennies, un jour ou l'autre, ça provoque des tensions politiques, sociales et sécuritaires. Nous espérons que chaque chef d'État africain pense à son héritage politique, historique et pense à l'avenir démocratique. Comme nous avons vu en Côte-d’Ivoire, quand un chef d’État, qui est au pouvoir depuis longtemps, ne crée pas les fondations démocratiques, un jour ou l’autre, ça mène à l’instabilité». 
Le Conseiller spécial de Jonnie Carson a également abordé l'affaire de la fameuse poignée de main entre Karim Wade et Barack Obama. À ce propos, il s’est voulu on ne peut plus clair : «C’était le choix de Sarkozy de le faire, et c’est un problème interne du Sénégal. Personnellement, je n’ai pas de commentaire à faire. C’est peut-être un coup de théâtre politique, les vrais problèmes se passent au Sénégal». 
Quant à la lettre ouverte que Karim Wade a adressée aux Sénégalais, Eric Silla est d'avis que «c’est une bonne chose, comme le Sénégal à une forte tradition constitutionnelle et démocratique. C’est quelque chose que tous les Sénégalais doivent attendre». 

 

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Commentaires  

 
0 #1 diagne 13-07-2011 12:55
bonne reception. archive a garder
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